Nos autres médias :
Notre projet fabriqué en France

Apparu dans les années 2000, la série New World Disorder a fait rêver plus d'un vététiste dans le monde ! Chaque épisode était une déferlante de pilote talentueux prêt à tout pour envoyer du lourd. Retraçons ensemble cette belle époque du VTT.
La saga New World Disorder a révolutionné le VTT en imposant une esthétique brute en 16mm et une culture rock’n’roll. Ce passage du « huck » sauvage de Josh Bender à la perfection technique de Brandon Semenuk a dicté les standards du matériel moderne. C’est l’étincelle qui a transformé un sport de niche en un véritable style de vie mondial.
Sortie en 2000, la saga New World Disorder vtt a brisé les codes du cyclisme traditionnel en troquant le lycra contre une esthétique rock et des tournages en pellicule 16mm. Ce projet signé Freeride Entertainment a littéralement transformé une pratique confidentielle en un phénomène culturel mondial ultra-spectaculaire.
Pourtant, beaucoup de riders d’aujourd’hui ignorent que leurs cadres renforcés et les bike parks modernes découlent directement des folies de cette bande de casse-cou. Je vais vous aider à décortiquer l’histoire de ces vidéos cultes qui ont dicté les lois du freeride avant de disparaître avec l’arrivée de YouTube.
La saga New World Disorder, lancée en 2000 par Freeride Entertainment, a imposé le format 16mm et révélé des icônes comme Josh Bender ou Brandon Semenuk, structurant le freeride moderne par son esthétique brute. Ce choix de la pellicule a radicalement transformé l’image du sport.
Le choix radical de la pellicule 16mm a tout changé. Ce grain particulier offrait un rendu cinéma pro, tranchant avec les vidéos amateurs de l’époque. C’était un pari coûteux mais payant pour l’image de marque.
L’influence du skate et du snowboard était omniprésente. Le montage de Jeremy Grant utilisait des coupes rapides et dynamiques. Cela donnait un rythme nerveux inédit au VTT de descente.
L’importance de capturer l’adrénaline pure sur pellicule pour marquer les esprits durablement était le moteur de chaque séquence tournée par l’équipe de Freeride Entertainment.
Derek Westerlund était le cerveau derrière Freeride Entertainment. Son rôle de producteur a permis de structurer financièrement et artistiquement chaque opus de la saga Disorder.
Le travail d’Alex Fostvedt a été tout aussi crucial. Sa vision artistique a complété celle de Westerlund. Ils ont ensemble défini les codes visuels du freeride extrême des années 2000.
Scott Dickson a signé des illustrations iconiques sur les jaquettes. Ces visuels « comics » ont forgé l’identité rebelle de la série.
Pour suivre l’actu, consultez VTTMagazine – Le premier média VTT 100% digital & indépendant.

Si l’équipe technique a posé le cadre, ce sont les pilotes qui ont repoussé les limites de la physique au fil des épisodes.
L’époque du « huck » pur respirait l’adrénaline. Richie Schley, Wade Simmons et Bobby Root incarnaient cette audace brute. Ils sautaient des barres rocheuses sans réelle réception préparée. Le but ? Juste ressentir le grand frisson du vide.
Josh Bender reste l’homme des drops impossibles. Sa philosophie du « envoyer gros » a totalement redéfini la perception du risque. Il est devenu une figure mythologique du milieu, défiant la gravité à chaque tentative de saut massif.
Du côté des pilotes français on se souviendra de Cédric Gracia qui fera une apparition remarquée dans NWD8, soit dis en passant qui est mon préféré. Le pilote français nous régale de son pilotage énervé et de ces manual interminable !
Cédric est par ailleurs le seul pilote DH français à avoir remporté une RedBull Rampage ! Mais ça nous en parlerons dans un prochain article.
Pour mieux comprendre ces évolutions, consultez notre guide : XC, Enduro, All Mountain… Ne vous trompez plus de pratique pour comparer les disciplines.
Le sport a basculé vers la technicité pure avec Darren Berrecloth. Il a importé des tricks complexes du BMX sur des vélos suspendus. Cam Zink a suivi cette voie en envoyant des sauts massifs avec une maîtrise aérienne inédite.
L’arrivée de Brandon Semenuk marque un tournant définitif pour la saga. Sa maîtrise du slopestyle mélange fluidité et complexité technique absolue. Il représente l’apogée de New World Disorder, transformant le chaos en une forme d’art millimétrée.
| Époque | Style dominant | Pilote phare | Innovation |
|---|---|---|---|
| Années 2000 | Huck | Josh Bender | Engagement brut |
| Années 2005 | Tricks | Darren Berrecloth | Style BMX |
| Années 2010 | Slopestyle | Brandon Semenuk | Précision technique |
Pour les futurs champions, regardez comment choisir la taille du VTT de mon enfant pour débuter sur de bonnes bases.
Au-delà des exploits sportifs, Disorder a forgé une culture globale, influençant autant nos playlists que la solidité de nos cadres.
La musique punk et métal a transformé le VTT. C’est devenu un style de vie rebelle. Les morceaux accompagnaient parfaitement la violence des chutes et des sauts.
Les avant-premières mondiales étaient des événements majeurs. Elles fédéraient la communauté autour d’un écran géant. L’ambiance électrique de ces soirées a créé un sentiment d’appartenance fort chez les pratiquants.
L’énergie brute des gros riffs mêlée aux gros pneus créait une synergie sauvage qui a défini toute une génération de riders.
Les sauts démesurés ont cassé beaucoup de matériel. Les marques ont dû réagir rapidement. Elles ont renforcé les cadres et les suspensions pour supporter ces nouveaux impacts.
Le succès des films a favorisé la naissance des bike parks. Whistler est devenu le temple du genre. Les zones de ride dédiées ont fleuri pour imiter les segments vus à l’écran.
Consultez ce comparatif amortisseur vtt 2026 pour saisir l’évolution technique. Le Specialized Levo R Alloy illustre aussi cette quête de robustesse actuelle.
Pour comprendre l’héritage de cette saga, il faut se remémorer les séquences précises qui ont laissé le monde du vélo bouche bée.
Le saut de Dave Watson en 2003 reste mythique. Il a survolé le peloton du Tour de France. Ce moment de pur culot a fait le tour des journaux télévisés mondiaux. C’était du banditisme pur, mais quelle image !
Le Jah Drop en Utah a marqué les esprits. Les rotations aériennes d’Andreu Lacondeguy ont ensuite poussé le bouchon plus loin. Chaque année, la barre était placée plus haut. On passait du huck sauvage à la précision chirurgicale.
Voici les segments qui ont forgé la légende :
La série s’est arrêtée après Dust & Bones. L’arrivée de YouTube a changé la donne. Le contenu gratuit a tué le modèle économique des DVD de sport extrême. C’est la fin d’une époque dorée.
Aujourd’hui, les films sont disponibles sur certaines plateformes de streaming. Le documentaire Nothing’s For Free rend un vibrant hommage à cette époque. Il explique comment ces pionniers ont risqué leur vie. C’est une immersion brute dans l’histoire du freeride.
Pour suivre les nouvelles pépites, consultez l’actualité VTT 2026. Ne manquez pas non plus les événements comme les ruffes du Salagou. Le ride ne s’arrête jamais, il évolue juste avec son temps.
La saga New World Disorder VTT a gravé l’ADN du freeride à travers sa production en 16mm, ses icônes comme Josh Bender et ses innovations techniques majeures. Replongez dans ces vidéos cultes pour redécouvrir l’énergie brute qui a forgé notre sport. L’héritage de Disorder reste la boussole ultime de votre passion.

Pratiquant et passionné de VTT depuis plus de 15 ans, Nicolas est le fondateur de VTT Magazine. Spécialiste de l’Enduro et de la DH, son expertise repose sur : le test annuel de vélos et composants sur les sentiers techniques du Sud de la France. L’animation de la communauté Photos enduro DH sans blabla regroupant 1 400 riders. Une volonté d’indépendance totale pour offrir des analyses basées sur une pratique réelle du terrain. Adepte des idées folles, il a participé 7 fois à la Mountain of Hell, 6 fois aux pass’porte du soleil (dont une seule année par beau temps), a participé au Roc Tandem en tandem tout terrain, Barone speed tour et plusieurs courses VTT sur neige.
Son objectif est de décrypter la technologie pour vous aider à mieux rouler, avec le bon matériel et les bonnes trajectoires.