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L'Absa Cape Epic est considérée comme la course VTT par étapes la plus exigeante au monde, classée hors catégorie par l'UCI et souvent surnommée le « Tour de France du VTT ». Cette 22ième édition s'est déroulée du 15 au 22 mars dernier, rassemblant 725 équipes de deux coureurs venus de 58 nations, pour 707 kilomètres et 15 900 m de dénivelé positif à travers le Cap-Occidental en Afrique du Sud. Par chance Flavien a bien voulu nous raconter sa Cape Epic, c'est le moment de sortir les pop-corn.
Q1. Bonjour Flavien je suis heureux de te publier sur vttmagazine.fr pour nous partager ton aventure puisque tu as participé à cette 22ième édition de la Cape Epic. Pour commencer peux tu nous en dire plus sur toi et ta pratique du vélo ?
Je pratique le vtt depuis l’âge de 12 ans avec quelques compétitions de XC. Puis en 2007 je me tourne vers la descente et surtout l’enduro avec plusieurs participations à la MOH finissant tant le top 50. Pendant le Covid, je me suis mis à faire des sorties VTT longues distances, 70 à 90 km avec mon banshee phantom et j’ai vraiment accroché. Après discussion avec un collègue lors d’une sortie il m’a évoqué la course mythique MB race Ultra 140 et je me suis mis en tête de la finir. Après un déboire en 2021 ( clavicule gauche cassée ), je prends un entraineur, et je passe la ligne d’arrivée en 14H00 en 2022. J’avais mis les pieds dans l’engrenage. Je me lance l’hiver suivant dans le Cyclo-cross. je refais la mb race en 2024 pour arrêter au 100km (c’était prévu) mais finir 14eme du général en 7h29 ! J’ai participé aussi au Roc d’Ardennes, Jurabike, Trace vosgienne. C’est en 2025 que la saison décolle vraiment, j’ai appris beaucoup sur moi et je fini 18ième de la MB Ultra 140 et 4eme en Master avec près de 3h de gagné par rapport à 2022. S’en suivra une bonne saison cyclo-cross en 2025 avec une 4eme place au France master, champion des Ardennes master et d’autres victoires.

Q2. Comment as-tu découvert la Cape Epic, et qu’est-ce qui t’a donné envie de franchir le pas ?
Depuis 2022, je regardais une courte partie du live du Cape Epic le matin au petit déjeuner et je disais à mon épouse, un rêve que de participer à cette course. Les paysages viticoles, les sentiers tracés en montées comme en descente, la poussière, l’aventure humaine, le défi sportif!!!! Tout ce que recherche un vététiste passionné.
Q3. Quand as-tu décidé de t’inscrire, et combien de temps à l’avance ? As tu fait ça sur un coup de tête ? Ou une décision murement réfléchie ?
La première course commence, celle de la chasse aux informations. Je me renseigne un peu et je me rend compte que c’est très compliqué de trouver une place. Et en 2025, je décide d’acheter un ticket de loterie, un peu sur un coup de folie, pour éventuellement être tiré au sort mais sans grande conviction et le 8 avril 2025 je reçois un mail me disant que j’ai gagné ma place. Les inscriptions ouvrent le samedi du dernier jour de course de l’année N-1.
Q4. La Cape Epic se court en binôme. Comment as-tu trouvé ton équipier, et qu’est ce qui était important pour toi dans ce choix ?
En 2024, j’ai participé au roc trophy du roc d’azur avec mon acolyte Antony Foin. C’était la première fois que nous partions ensemble et le feeling a été instantanée. nous avons passée une semaine magnifique pendant laquelle nous avons roulé ensemble tout le temps comme une équipe finalement. Anto c’est un battant, un guerrier, il lâche jamais et va toujours au bout et toujours avec le sourire et ça c’était pour moi le principal. En plus il est costaud, et il a un bon coup de guidon le pépère. Donc sans hésitation j’ai pris mon téléphone. il lui a pas fallu longtemps pour convaincre sa compagne.

Q5. Y a-t-il eu des moments où tu as failli ne pas y aller — logistique, budget, doutes sur le niveau requis, entourage qui freinait ?
Le plus gros frein est le budget bien sur!!!! Sinon aucuns doutes ni réticences de l’entourage. C’est le rêve d’une vie.
Q6. Quel budget faut-il prévoir pour participer à la Cape Epic (inscription, voyage, hébergement, matériel) ?
il faut compter environ 8000 € d’inscription pour deux et à ça, il faut ajouter les options obligatoires (massage, photos, nutrition, laverie, transfert…) les billets d’avions, tous les à côtés et « au cas ou » si je casse un truc sur le bike. Le budget total pour deux pour 15 jours sur place est de 15 000€ tout compris hors bike et en ajoutant des surcouts pour ennuis mécanique sur la course.
Q7. Comment as-tu obtenu le dossard ? L’accès à la course est-il compliqué ?
Tout ce fait très bien sur place, les Uber sont équipés pour les bikes mais par chance j’ai un ami français qui vie sur place depuis 20 ans et qui est guide touristique spécialisé dans le vin. il nous a vraiment aidé et facilité la vie sur place. Mais tout se fait très bien. l’organisation est exceptionnelle et tout est très fluide et bien expliqué. Bien sur il faut parlé anglais, ça va beaucoup mieux.

Q8. Sur combien de mois s’est étalée ta préparation spécifique, et comment était structurée ta semaine d’entraînement type ?
La préparation a réellement démarrée la semaine du 19 janvier ou il s’agissait de faire un max de dénivelé dans la semaine. Pour rappel nous habitons dans la marne avec max 180m de d+ par montée. il a fallu ruser pour faire un max de montées descentes sur la même pente. L’objectif était de 13000 m de d+ en 7 jours. on est arrivé à 15500 de mémoire. En plus de ça entrainement de nuit dans le froid, on a forgé le mental. Puis tous les jours du vélo avec de la force, du fractionné, de la Z2 beaucoup et de nuit sur route avec les VTT.
Q9. As-tu fait des courses préparatoires, des stages en Afrique du Sud ou des reconnaissances de terrain ?
Les courses de cyclo-cross oui ahahah!!! Non pas de course de préparation et nous avons juste fais une semaine d’acclimatation avant la course qui s’est révélée très bénéfique, par rapport a la chaleur, pique à 43° à l’ombre, la nourriture, reconnaissance des dernières étapes sur stellenbosch qui sont de vrais étapes de VTT de montagne

Q10. Comment prépare-t-on mentalement le fait de rouler 8 jours d’affilée, avec des étapes pouvant dépasser 100 km et 3 000 m de dénivelé ?
On roule tous les jours en plein hiver par tous les temps et de nuit. Donc des conditions très difficiles qui forcément forge le mental. Nous souhaitions aborder cette course avec une super préparation dans le but de faire du mieux possible et d’obtenir un bon résultat mais quid du niveau des autres coureurs internationaux.
Q11. Quel vélo as-tu utilisé — marque, modèle, géométrie, type (full-suspendu, hardtail) — et pourquoi ce choix ?
Nous étions tous les deux sur des Wilier Urta Max SLR donc tout suspendu en 120mm devant et derrière. Le confort et l’efficacité sont primordial et vu l’état des premières étapes ce choix était plus que judicieux. Terrain très cassant et caillouteux. Avec bien sur blocage avant et arrière.
Q12. Quels composants ou équipements t’ont semblé particulièrement importants : roues, pneumatiques, transmission, cockpit… ?
Coté composant, sram XXSL pour moi avec capteur de puissance pour gérer les efforts et shimano XT pour mon collègue. Cockpit c’est le combo wilier très agressif que j’apprécie beaucoup pour son confort et le shape. Roues, on est sur du reynolds blacklabel carbone sur moyeux I9 Hydra, rendement et solidité avec en pneumatiques du skeleton. Aucunes crevaisons à déplorer et ça n’a pas été le cas de tout le monde. le nombre de pneus découpé et jante fracassées que l’on a pu voir sur les étapes de Montagu est juste hallucinant. Pas de concession sur les pressions des pneus 2 bars devant, derrière. Moins de grip certes mais plus de sécurité et ce choix s’est révélé payant.

Q13. Comment as-tu géré la logistique matériel sur place — réparations, pièces de rechange, mécanicien, ravitaillement, nutrition ?
Nous avons fait le choix de vivre l’aventure au cœur du cape epic c’est à dire en tente à la dure. Les premiers concurrents que nous avons rencontré sur place nous ont dit que nous étions fou, que le confort était déplorable tout comme l’hygiène Cela n’est pas du tout été le cas. Parce que la Cape Epic propose des options à payer en plus pour des services d’hébergement en tente Lux, camping car ou air bnb, le problème étant que ces logements premiums sont souvent éloignés d’une heure de route du départ des étapes. Nous trouvions dommage de se priver de l’ambiance du camp de base. Résultat nous n’avions qu’un sac de 120L pour transporter l’ensemble du matériel de nutrition, duvet, oreiller, vêtement de vélo et vêtements classique et quelques pièces de mécanique. Il y a bon nombre de magasins sur place qui peuvent effectuer des réparations et même sur le parcours moyennent finance évidemment. J’ai d’ailleurs malheureusement pu tester car la cartouche de ma manitou R8 à lâcher le mercredi lors de l’étape de 140 km. Et comme on ne se balade pas tous les jours avec une cartouche de rechanger, et que je n’ai pas trouvé de pièces détachée, j’ai du acheter une nouvelle fourche ( Olhins XC34 M1 ) monter et réglé par le magasin. Pour le ravitaillement, il y a de quoi faire sur les ravitos de la course mais nous avons fait le choix de prendre nos barres et gels que nous connaissions. nous avons quand même profiter de la nutrition fourni par USN.
Q14. As-tu eu des pépins mécaniques ? Si oui, comment les as-tu gérés en plein effort, loin des zones d’assistance ?
Du coup, le seul pépin, est la fourche mais j’ai pu rallier l’arriver sans problème et faire faire la réparation sur le camp de base de Greyton l’après midi. Nous avons eut la chance de ne pas tester les zones d’assistance du parcours. Ceci étant tous les services sont dispos et tu peux même changer une roue complète si y faut.
Q15. Décris-nous une journée type sur la Cape Epic — du réveil dans le village tente jusqu’à l’endormissement après l’étape.
Debout 5h00 au son du dj parce qu’avec les boules quies on entends pas le réveil. Petit déjeuner version buffet gargantuesque, remplissage des bidons dans la tente restauration avec Monsieur Water, il a dû en servir des hectolitres de flotte à la tireuse. Puis toilette du bonhomme, crème solaire indice 50 partout, crème pour le faissou, habillage et go récupérer le bike au park à vélo, vérification des pressions des pneus. Ensuite on va récupérer le SOS et on entre dans le sas en équipe par l’arrière avant le départ. Départ donné vers 7h15 pour nous en SAS A 15 minutes derrière les élites hommes. Les élites femmes avaient des étapes raccourcies et un départ plus loin sur le parcours. C’est parti pour 5-6H de bike. Les starts c’est version XCO olympique, ça part a balle direct et là faut s’accrocher pour prendre les bons wagons surtout les débuts d’étapes très roulante.
Fin de chantier vers 12H00, on rend le SOS, un coca, une douche avec une cruche pour enlever la poussière et refroidir le moteur et on récupère notre collation du midi, un plat sous vide, des wraps, chips, gâteau sucré, barre, banane et de l’eau. Tout est à volonté. Une boisson protéiné de récup puis go à la douche bien mérité en passant par la tente pour récupérer les affaires. Après la douche, on récupère notre linge lavé de la veille au service payant de laverie et on dépose le sale du matin puis sieste de 13H30 à 16H30 pour bien récupérer. Enfin il faut aller s’occuper des bikes. L’orga nous les lavent mais c’est vraiment vite fait. Mécanique 1h00 en gros, lubrification des suspensions, vérifications des pneus, nettoyage et lubrification de la transmission. La poussière tellement fine rentre partout.

17h00 il faut ensuite récupérer les bidons que nous changeons au point d’eau n°2 des étapes, les laver et les ramener remplis de notre boisson énergétique afin qu’on nous les change bien frais en étape le lendemain. 18h30 massage pendant 1h00 puis repas. Il y a la remise des prix du jour et le briefing en même temps dans la tente repas mais du fait du massage on arrivait souvent à la fin. 19h30 repas du soir, 20H00 douche puis tente pour accrocher le dossard sur le maillot du lendemain et préparer les rations de gels et barre en fonction de l’étape. Étude rapide de l’étape à venir et dodo. Une journée très rythmée finalement.
Q16. Cette édition 2026 s’est disputée dans le Cap-Occidental avec ses conditions de terrain et de météo parfois imprévisibles. Comment as-tu vécu les conditions au fil des étapes ?
Les 3 premiers jours très chauds et très poussiéreux avec un terrain très nature, piégeux et rocailleux pour les 2 premières étapes après le prologue. une seconde d’inattention et c’est la chute ou un pneu ou les deux. L’étape de transition Montagu vers Greyton a été très pluvieuse avec des passages très boueux et on a eut parfois froid. Une longue étape de gravel 140km interminable ligne droite. A Greyton météo plutôt nuageuse donc on a pas souffert de la chaleur d’une manière générale. La Queen stage Greyton vers Stellenbosch était tout simplement incroyable 50 borne de gravel à plus de 30 de moyenne en VTT puis montagne pour 90 km de sentiers sous la pluie avec parfois boue collante, glissante et du sable blanc immaculé sur un sentier qui serpente au travers une végétation calcinée et en pleine de renaissance. Des contrastes de couleur époustouflant. Une arrivée sur Stellenbosch au soleil puis les deux dernières étapes juste magiques où nous avons emprunter les meilleurs sentiers de Stellenbosch.
→ La course est partie de Meerendal et s’est terminée à Stellenbosch après 8 jours et 707 km.
Q17. Quel a été ton moment le plus dur — physiquement ou mentalement — sur cette semaine de course ?
Mentalement l’étape 3 Montagu Greyton, 140km de gravel, c’est vraiment pas ce que nous aimons. Physiquement la 4, 90 km de montagne avec zéro énergie car malade depuis la veille après-midi. les parties roulantes m’ont paru interminable mais heureusement l’étape était très varié avec du vrai vtt.
Q18. Et ton souvenir le plus marquant, celui que tu garderas toute ta vie ?
Définitivement la Queen stage avec cette arrivée à Stellenbosch en ayant gravi deux cols et parcourus 130 km de vtt avec une météo chaotique. Et avec le contexte que j’étais malade la veille je me suis réveillé le matin avec des jambes au top et une envie de rider comme jamais vu. Des larmes de joies, d’émotions et d’accomplissement car il a fallu que je soutienne mon ami Anto toute la journée pour qu’on aille au bout. Et je savais qu’après ça, il n’y avait pas grand-chose pour nous empêcher de finir notre premier CAPE EPIC.
Q19. Comment s’est passée la dynamique avec ton équipier sur la durée ? Y a-t-il eu des tensions, des moments de doute partagés, des fous rires ?
Beaucoup d’émotions, vraiment beaucoup. On a tous les deux vécu cette course comme le rêve d’une vie et apprécié tous les moments même les plus dures. J’étais mieux préparer qu’Anto mais je savais qu’il irait au bout qu’il donnerait tout. Je l’ai aidé du mieux que j’ai pu et lui aussi a su me soutenir lors de l’étape 4 ou je n’étais vraiment pas bien. Cela nous a vraiment rapproché et restera une incroyable histoire humaine avant tout. On apprends beaucoup sur soit lors d’une course par étape tel que celle-ci.
→ La relation de duo est souvent la vraie histoire de la Cape Epic.
Q20. Pour donner une idée concrète aux lecteurs : quel est le profil type d’un concurrent amateur de la Cape Epic ? Faut-il être un coureur de haut niveau pour finir ?
Les barrières horaires sont très large. le profil des étapes n’est pas d’une difficulté incroyable pour un coureur entrainé mais tout dépend évidemment du rythme avec lequel on veut réaliser l’épreuve. Il y a des personnes qui s’y lancent dont on sait pertinemment qu’elles n’iront pas au bout. Mais même si une étape n’est pas finie on peut prendre le départ de la suivante. On ne joue plus le classement mais juste le fait d’aller le plus loin possible.
Q21. Comment décrirais-tu la difficulté technique des sentiers — à quel niveau de rider faut-il être pour ne pas mettre pied à terre sur les passages engagés ?
Ce n’est pas très engagé, il n’y a pas de passage ou le risque de chute est grand mais il faut rester attentif. Pour donner un code couleur, on est souvent sur de la descente bleue/verte d’un bike park mais super bien shaper. Les gros sauts sont pour la plus part fermé mais c’est quand même possible de les prendre😉. On est quand même sur du vrai vtt.
Q22. Comment le corps récupère-t-il (ou pas) d’une étape à l’autre ? As-tu eu des blessures, des crampes, des problèmes de peau ou de nutrition ?
Le secret est vraiment dans le sommeil. il faut essayer de dormir dès qu’on le peut et de s’alimenter et boire en continue même si on est pas sur le vélo. Imagines, j’ai perdu 3kg et pourtant j’ai manger des quantité de féculents hallucinantes sans parlé des litres de coca, gel, barres, banane, sandwich, bonbons, gâteaux.
Les crampes commençaient à arriver lors des ascensions ou je venais en aide à Anto. Mais USN nous fournissait des capsules de sels minéraux anti crampes qui faisaient bien le job. Pour la peau, crème indice 50 même les jours de pluies. En chiffre, l’indice UV dès le levé du soleil est de 6, donc il faut pas jouer. Une insolation et la course peu s’arrêter très vite. 2 chutes sans gravité donc aucunes blessures. Seul problème et je le savais car je suis fragile mais je suis pas le seul, l’estomac, gros problème à partir du 3ème jour et voici seulement que ça va mieux. Heureusement j’avais toute la pharmacie en conséquence. J’ai eut aussi un problème d’inflammation de la gorge à cause de la poussière et des gels. un passage au service médical de la course et c’était réglé. Même la il sont fort, une mini clinique est montée dans chaque camp de base et un hélicoptère médical est présent H24 sur la course en plus de ceux des médias.

Q23. Y a-t-il une étape qui t’a semblé particulièrement redoutable par rapport aux autres, et pourquoi ?
Il y en a eut 2 la 3 140 km de gravel, vraiment très long et rébarbatif et nous n’avions vraiment pas le développement adapté. On s’est fait déposer. Le matin j’ai regardé les autres dans le sas, ils avaient tous monté des plateaux de 36 voir 38. Nous étions en 32. J’ai dis à Anto, on va prendre cher. Ça n’a pas loupé. Se faire déposer toute la journée ça fait mal au moral.
Et évidemment la redouté Queen stage mais je savais que passé le km 50 s’était pour nous car on passait sur des sentiers et qui plus est sous la pluie et dans la boue. ça n’a pas loupé on a fait une sacrée remontée mais redoutable tout de même. Elle nous a vraiment fait mal et a laissé des traces pour le lendemain matin je n’étais pas serein.
→ La queen stage (étape 5, 134 km pour les élites hommes, de Greyton à Stellenbosch) est un candidat naturel.
Q24. Quel classement as-tu réalisé, et est-ce que ça correspond à tes objectifs de départ ?
Finir son premier Cape Epic 68ieme du général derrière des team tel que Wilier, Toyota Specialized, Canyon UCI ça fait plaisir et 13ieme master, franchement c’est une certaine fierté.
Q25. Qu’est-ce que la Cape Epic t’a apporté — sportif, humain, personnel — que tu n’aurais pas trouvé ailleurs ?
La gestion, la stratégie d’équipe sur un sport individuel, l’entraide, la vie au jour le jour, et le dépassement de soi. Le jour où j’ai été malade, je le dis maintenant, ça aurait été une course en France je n’aurais pas pris le départ. Je suis vraiment allé la chercher celle-ci.
Q26. Si tu devais donner trois conseils indispensables à quelqu’un qui veut s’inscrire à la prochaine édition, quels seraient-ils ?
Prends un entraineur pour la préparation, prépares méticuleusement le voyage, partir 5 jours avant l’évènement.
Q27. Est-ce que tu la referais ? Et est-ce que tu penses que cette course est accessible à un vététiste amateur sérieux et bien préparé, sans être un professionnel ?
Evidemment oui j’aimerais y retourner mais on va attendre un peu car c’est beaucoup de préparation et de réflexion. 1 an de boulot. Oui bien sur, que cette évènement est accessible. Mais pour que ce soit une réussite il faut bien la préparer tant au niveau physique qu’organisationnel.
Q28. Bonus est ce une bonne épreuve pour faire de belles rencontres ? Voire trouver l’âme soeur ?
AHAHAHAH des rencontres oui, après lié de vrai liens d’amitié avec d’autres c’est quand même moins évident. Tout le monde est dans sa bulle d’équipe et franchement très concentré pendant une semaine. Dans ce pays il faut vraiment être attentif et les enjeux sont trop important. Un an de boulot peut être ruiné en quelques secondes. Coté amour, oubli total, Vu comment tu es mort à chaque fin d’étape la libido est à zéro et franchement un camping de 1500 personnes avec groupes électrogènes qui tournent jour et nuit, les toilettes et leur odeurs, un vrai repoussoir!!!! Et la gente féminine n’est pas très représentée.


Pratiquant et passionné de VTT depuis plus de 15 ans, Nicolas est le fondateur de VTT Magazine. Spécialiste de l’Enduro et de la DH, son expertise repose sur : le test annuel de vélos et composants sur les sentiers techniques du Sud de la France. L’animation de la communauté Photos enduro DH sans blabla regroupant 1 400 riders. Une volonté d’indépendance totale pour offrir des analyses basées sur une pratique réelle du terrain. Adepte des idées folles, il a participé 7 fois à la Mountain of Hell, 6 fois aux pass’porte du soleil (dont une seule année par beau temps), a participé au Roc Tandem en tandem tout terrain, Barone speed tour et plusieurs courses VTT sur neige.
Son objectif est de décrypter la technologie pour vous aider à mieux rouler, avec le bon matériel et les bonnes trajectoires.