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Le 15 Février dernier se déroulait le Red Bull Valparaiso Cerro Abajo 2026 au Chili. Revivez le run de folie de Sebastián Holguín gagnant de cette édition.
L’essentiel à retenir : le Colombien Sebastián Holguín a pulvérisé le record du Red Bull Valparaíso 2026 en 2:15.432. Cette victoire valide l’efficacité pragmatique du Zerode G3, prouvant qu’une boîte de vitesses et une courroie surpassent le dérailleur classique en milieu urbain. C’est un tournant technique majeur où la fiabilité mécanique et le silence de fonctionnement offrent un avantage compétitif décisif.
Après une attente insoutenable, le verdict est tombé dans les rues de Valparaíso avec une victoire qui bouscule la hiérarchie établie.
Sebastián Holguín a pulvérisé le chronomètre avec un temps de 2:15.432. Il a dévalé les marches avec une fluidité rare. Sa précision chirurgicale était indispensable pour maintenir une telle vitesse sans chuter. C’est une performance pure et brute.
Le podium final impose le respect. Adrien Loron s’empare de la deuxième place avec brio. Felipe Agurto complète ce trio de tête après une descente extrêmement engagée devant son public chilien en délire.
Les écarts entre les trois premiers pilotes sont infimes. Cette densité prouve l’intensité folle de la compétition cette année au Chili.
La Colombie retrouve sa splendeur historique. Marcelo Gutierrez avait marqué ce tracé mythique de son empreinte indélébile. Aujourd’hui, Holguín reprend enfin le flambeau avec une autorité naturelle assez déconcertante.
Gérer la pression face aux légendes n’est jamais simple. Le jeune pilote a affronté directement le favori tchèque Tomas Slavík. Il n’a pas tremblé malgré l’enjeu colossal de cette finale urbaine.
La ferveur locale pour les pilotes sud-américains a porté le vainqueur. Cette victoire résonne fort dans la communauté VTT mondiale. C’est un signal clair envoyé pour la suite de la série mondiale.
Au-delà du talent pur du pilote, c’est un choix technique radical qui a fait couler beaucoup d’encre dans les paddocks.
Le Zerode G3 de Sebastián Holguín abandonne la chaîne classique. Il utilise une courroie Gates Carbon Drive. Ce système garantit une fluidité parfaite, même sous la poussière de Valparaíso.
La courroie encaisse les impacts contre le mobilier urbain sans broncher. Contrairement au dérailleur exposé aux murets, elle reste protégée. Elle ne saute jamais, malgré les vibrations des escaliers chiliens.
L’absence de bruit métallique est frappante. Ce silence total aide le pilote à rester concentré. C’est un avantage psychologique précieux en pleine course.
La boîte Pinion Smart.Shift est logée au centre du cadre. Cette intégration intelligente recentre les masses vers le bas. Le vélo gagne une maniabilité redoutable dans les virages serrés.
Les relances après les épingles deviennent fulgurantes. On change de rapport instantanément, sans même avoir besoin de pédaler. C’est un atout majeur pour conserver une vitesse constante.
En retirant la cassette, on réduit la masse non suspendue. La suspension arrière travaille mieux. Elle absorbe plus efficacement les irrégularités des pavés urbains.
Les prototypes à transmission intégrée défient les vélos de descente de série. Le dérailleur traditionnel domine encore mais il avoue ses limites dans les apreuves urbaines, ou le moindre choc peu détruire la transmission. Les chocs répétés finissent par dérégler les mécanismes classiques trop fragiles.
Pour un amateur, cette technologie reste onéreuse. Pourtant, l’entretien quasi inexistant est un argument de poids ! Zerode prouve que l’innovation peut bousculer les géants. Cette victoire historique de Sebastián Holguín valide enfin ces choix techniques audacieux.
Mais la mécanique ne fait pas tout, car dompter la « Jungle de béton » demande une lecture de terrain hors du commun.
Mémoriser les points de passage critiques est vital. L’environnement urbain manque cruellement de repères naturels stables. Chaque ruelle se ressemble pourtant à soixante kilomètres par heure.
Gérer sa vitesse sur les pavés glissants demande du doigté. Les sauts aveugles imposent un engagement total. Il faut anticiper chaque réception entre deux murs de briques.
Le regard doit rester fixe dans les sections étroites. Une erreur d’un centimètre signifie souvent la fin de la course.
La préparation physique permet d’encaisser les marches. Les chocs sont brutaux et incessants pour les articulations. Le corps devient une véritable armure de muscles.
L’aspect mental est requis pour rouler entre les habitations. La proximité du public injecte une dose d’adrénaline pure. Il faut rester dans sa bulle malgré le vacarme.
La fatigue nerveuse surgit en fin de parcours. Maintenir une lucidité totale reste le plus grand défi.
Cette édition marque un tournant pour la discipline qui s’exporte désormais avec une structure de plus en plus professionnelle.
Valparaíso est devenu le temple mondial. L’organisation a atteint un niveau de maturité impressionnant. L’événement progresse depuis vingt ans.
Protéger les pilotes et les spectateurs est un casse-tête logistique. Des filets et des matelas recouvrent chaque angle mort du parcours. La gestion des flux est cruciale. Les contraintes sont fortes en milieu urbain dense.
La ville entière vibre pour cette compétition unique. La collaboration avec les résidents est étroite.
Le circuit mondial Cerro Abajo continue son expansion en Europe. Les pilotes attendent ce nouveau défi avec impatience. Une prochaine étape est annoncée en Italie.
Les autres teams pourraient revoir leur matériel pour les prochaines courses. La guerre des transmissions ne fait que commencer. La victoire technologique de Zerode influence tout le paddock.
Chaque seconde gagnée au Chili comptera énormément pour le titre final. Les enjeux sont énormes pour le classement général de la saison.
Le triomphe de Sebastián Holguín au Red Bull Valparaíso prouve qu’une boîte de vitesses et une courroie peuvent surclasser les transmissions traditionnelles. Adoptez cette fiabilité mécanique pour vos futures descentes et anticipez dès maintenant le virage technologique vers l’Italie. L’innovation vient de redéfinir les lois de la gravité urbaine.
C’est le jeune Colombien Sebastián Holguín qui a dicté sa loi dans les rues chiliennes. Avec un chrono stratosphérique de 2:15.432, il signe un nouveau record de piste et devient le premier représentant de son pays à s’imposer ici depuis la légende Marcelo Gutiérrez en 2013.
Il devance le Français Adrien Loron, auteur d’une prestation d’une régularité exemplaire, et le local Felipe Agurto qui complète ce podium de haut vol devant son public.
Holguín a fait un choix radical et payant en s’alignant sur un Zerode G3. Ce cadre en aluminium se distingue par l’absence de dérailleur classique, remplacé par une boîte de vitesses centrale et une transmission par courroie Gates. C’est une petite révolution mécanique qui prouve son efficacité au plus haut niveau.
Ce système permet de recentrer les masses pour une meilleure maniabilité et offre une fiabilité totale : pas de chaîne qui saute, pas de dérailleur arraché sur un muret, et la possibilité de changer de rapport sans même pédaler dans les relances serrées.
Le parcours de Valparaíso est un monstre de 1,65 km avec un dénivelé négatif de 230 mètres. Les pilotes doivent négocier environ 280 marches, des sauts aveugles entre les maisons et des sections de pavés extrêmement glissantes où la moindre erreur de trajectoire ne pardonne pas.
La précision est le maître-mot. À plus de 60 km/h dans des ruelles étroites, l’engagement physique est total pour encaisser les chocs, tandis que la fatigue nerveuse met la lucidité des coureurs à rude épreuve jusqu’à la ligne d’arrivée.
Grâce à sa victoire éclatante au Chili, Sebastián Holguín prend les commandes du général avec 95 points. Il devance le Brésilien Roger Vieira (79 points) et Adrien Loron (78 points). La lutte pour le titre s’annonce serrée pour la suite de la saison.
Le dénouement de ce circuit mondial, qui est passé par Genève en août 2025, se jouera lors de l’ultime étape prévue en Italie, du côté de Gênes. Ce sera l’occasion de voir si la technologie de la boîte de vitesses confirme sa domination sur le sol européen.
C’est la toute première fois qu’un vélo équipé d’une transmission par courroie et d’une boîte de vitesses grimpe sur la plus haute marche d’un podium d’élite. Cela bouscule les standards établis par les transmissions à dérailleurs traditionnels qui règnent sur la discipline depuis des décennies.
Cette performance relance le débat sur l’évolution technique du matériel. Avec une prime de 100 000 € promise par Gates pour une victoire en Coupe du Monde UCI avec cette technologie, la réussite de Holguín à Valparaíso pourrait bien inciter d’autres pilotes et constructeurs à franchir le pas dès 2026.

Pratiquant et passionné de VTT depuis plus de 15 ans, Nicolas est le fondateur de VTT Magazine. Spécialiste de l’Enduro et de la DH, son expertise repose sur : le test annuel de vélos et composants sur les sentiers techniques du Sud de la France. L’animation de la communauté Photos enduro DH sans blabla regroupant 1 400 riders. Une volonté d’indépendance totale pour offrir des analyses basées sur une pratique réelle du terrain. Adepte des idées folles, il a participé 7 fois à la Mountain of Hell, 6 fois aux pass’porte du soleil (dont une seule année par beau temps), a participé au Roc Tandem en tandem tout terrain, Barone speed tour et plusieurs courses VTT sur neige.
Son objectif est de décrypter la technologie pour vous aider à mieux rouler, avec le bon matériel et les bonnes trajectoires.